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U. F. C. QUE-CHOISIR Eure - 17, rue des Aérostiers, immeuble Cambrésis - 27000 EVREUX

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Permanences à Vernon : 1er et 3ème mardi du mois de 14 h à 16 h, Villa Castelli, 6 rue St-Lazare.

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[Actualité] Peugeot 208
17/05/12 01:00

La nouvelle 208 permet à Peugeot de rajeunir son offre dans le segment très prisé des citadines. Pour se démarquer, le constructeur joue la carte de l’innovation et de la modernité. Pas certain que cela suffise à lui donner l’avantage. Prise en main avec notre journaliste.

[Produit au rappel] Coques Baby-Safe Römer
16/05/12 12:16

Il se peut que l’anse de certaines coques soit endommagée ou, dans des cas extrêmes, qu’elle se détache si une force soudaine lui est appliquée. Ceci peut entraîner un mouvement de balancement, le détachement, la chute ou toute autre situation dangereuse lors du port du produit, posant ainsi un risque de blessures pour l’enfant installé dans la coque.

[Actualité] Mediator
16/05/12 01:00

Dans l’affaire du Mediator, deux procédures sont en cours. La première, une citation directe pour « tromperie aggravée », est à l’origine du procès qui vient de s’ouvrir devant le tribunal correctionnel de Nanterre. La seconde, à l’instruction au pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris, ne devrait pas aboutir avant plusieurs mois.

[Produit au rappel] Bouilloire électrique Hema
15/05/12 11:12

L’isolation défectueuse de l’élément de chauffage risque de mettre la bouilloire sous tension lors de son utilisation, ce qui peut provoquer un choc électrique. De plus, la bouilloire risque de se mettre en marche spontanément.

UFC QUE CHOISIR est une association de défense du consommateur.

Elle vous informe de vos droits et vous aide à traiter vos litiges dans différents domaines : logement, assurance, banques, organismes de crédit, téléphonie et internet, automobiles, loisirs, services du secteur privé (dépannages, réparation à domicile...), professions libérales (médecins, juristes, huissiers..), services publics (administration, hôpitaux, impôts, justice...), allimentation et sécurité alimentaire, environnement, agriculture, sécurité des consommateurs...

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ARNAQUE : LES PIRATES DE L'INTERNET VISENT LES BOITES GMAIL

 ATTENTION - L'UN DE NOS BENEVOLES VIENT DE RECEVOIR CE MESSAGE SUR SA BOITE MAIL.

 

 

GMAIL vous informe que conformément au décret n°2011 476 du 21 decembre 2011 portant identification des abonnes du service de GMAIL pour des compte GMAIL gratuits.
Vous avez obligation de vous faire identifier afin d'éviter la mise en suspension de votre compte dans les prochaines 48h par nos services de vérification 
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Ne répondez JAMAIS à ce genre de message, ces informations sont connues sur vos comptes et personne ne doit vous les réclamer. Les pirates veulent récupérer vos identifiants afin d'aller sur votre boîte mail et d'y faire des achats en ligne !  

(pour info, l'adresse mail de ces pirates est : service_verification@holm.net) Si Gmail vous envoyait un tel courrier, il devrait provenir de sa propre adresse...

 

SOYEZ TOUJOURS VIGILANTS AVANT DE COMMUNIQUER DES INFORMATIONS PERSONNELLES !

 

NOUVELLE ARNAQUE

Une société dite "Colissimo" appelle les particuiers ou laisse un message sur le répondeur, prétextant un colis qui n'a pu être livré.

 

Un numéro de colis est donné ainsi qu'un numéro de téléphone surtaxé pour prendre contact :

0899 23 50 80.

Toute demande d'explication comme origine du colis, nom de l'expéditeur sont sans réponse.

La Poste, contactée, nie toute participation et précise qu'en cas de non dévlivrance d'un colis, un avis d'avertissement est déposé dans la boîte aux lettres du particulier.

 

Soyez méfiants, vérifiez toujours vos informations avant de rappeler ces numéros surtaxés.

Après 4 ans de procédure, la maison doit-être démolie !

Maison

CONSTRUCTION. En conflit depuis 2007 avec leur constructeur, un jeune couple de Ménilles a obtenu la nullité du contrat et la démolition de l’ouvrage.

Une maison cauchemar

Sur les hauteurs de Ménilles, une maison inachevée va être démolie. C’est le projet d’une vie, celle de Bertrand et Natasha, aujourd’hui agés de 32 ans, qui va être rasé. A leur demande. Une longue bataille judiciaire empoisonne la vie des époux Escalettes depuis octobre 2007. Lorsque Bertrand et Natasha ont signé le contrat de construction d’une maison avec les Demeures Gilles Richard en 2005, ils rêvaient d’y faire grandir une famille. Le bâtiment de plain-pied avec sous-sol prévoyant 130m² habitables a tourné au cauchemar.

« On avait acheté un beau juste avant de se marier mais le projet a pris du retard à cause du permis de construire qu’on n’a obtenu qu’en 2006, après avoir dû revoir la pente de la toiture. Le chantier a commencé fin décembre 2006. Au début 2007, alors que le maçon en était au 4ème rang d’agglo, on a vu des fissures qui descendaient jusqu’aux fondations », explique Bertrand. Ce jeune ingénieur qui s’intéresse de près à ce chantier s’inquiète et alerte le constructeur qui demande conseil à un ingénieur béton et le chantier continue.

La confiance est rompue…

Les époux Escalettes ne sont pas rassurés. Ils font réaliser une étude de sol concluant à un sol argileux où il était possible de construire mais en prenant certaines précautions. « Mais le constructeur n’en a pas tenu compte. Il n’a proposé que des cache-misère. » A partir de là, pour le couple, la confiance était rompue avec le constructeur. « On ne pouvait pas laisser continuer un chantier qui commençait mal. »Bertrand et Natasha saisissent la justice et demande la nullité du contrat. Débouté en première instance à Evreux, puis en cour d’appel à Rouen (2009), ils ont obtenu gain de cause en cassation (2010) qui a renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Rouen. L’arrêt rendu le 19 janvier 2012 ordonne au constructeur de démolir à ses frais l’ouvrage réalisé (dans un délai de quatre mois), de restituer aux époux Escalettes 8434€ (l’acompte versé représentant 5% du prix de vente) et de leur verser environ 30000€ de dommages et intérêts pour le préjudice subi. Mais d’un autre côté, la cour d’appel condamne le couple a payé le coût de la construction réalisée, « sous déduction du montant des désordres constatés par un expert », une somme qui pourrait aller de 60000 à 80000€.

Pour Richard Vavasseur, 66 ans, patron de Demeures Gilles Richard / Trabeco Eure (à Miserey), il s’agit d’une « décision équitable ». Pour lui, les fissures qualifiés de « cheveux » ne mettaient pas en cause la stabilité de la maison. « Je travaille dans le bâtiment depuis 41 ans. »

Sophie Bogatay

Le soutien d’une association de défense

« Nous souhaitons que notre expérience serve à d’autres. Voilà pourquoi nous avons mis cette affaire sur la place publique », expliquent Bertrand et Natasha Escalettes.

Ils ont dépensé beaucoup d’énergie et d’euros parce qu’ils voulaient une maison telle qu’ils l’avaient rêvée. Et ce n’est pas parce que la perfection n’est qu’un idéal, difficile à atteindre, qu’ils allaient accepter de laisser construire avec tant de doutes… Pour eux, la déception est énorme. Que feront-ils quand la maison sera détruite ? Aujourd’hui, locataire à Ménilles, parents de deux enfants, ils ne savent pas encore ce qu’ils feront de leur terrain.

« Heureusement, nous avons trouvé le soutien d’une association de défense des consommateurs qui nous a guidé dans toute cette baitaille. Il s’agit de l’association d’aide aux maîtres d’ouvrage individuels qui nous a donné de précieux conseils. Nous la recommandons à tous ceux qui ont un projet, pour éviter les pièges. »

Dans le même esprit, le jeune couple a crée une page Facebook pour partager son expérience, en espérant qu’elle servira d’alerte.

CONTACTS

www.aamoi.fr

www.facebook.com/escalettes

 

Crédit à la consommation.

Crédit à la consommation : l'UFC dénonce les grandes surfaces et saisit la DGCCRF

Un an après la loi Lagarde, le crédit renouvelable est bel et bien proposé moins souvent aux consommateurs. Mais pour l'UFC-Que Choisir, les mauvaises pratiques subsistent dans les grandes surfaces et sur Internet.

 

AFP

AFP

Un an après l'entrée en vigueur de la loi Lagarde, qui visait à limiter le crédit renouvelable, l'UFC-Que Choisir estime que les grandes surfaces -mais aussi les établissements de crédit sur Internet -ne respectent pas toutes les dispositions du texte. Ce constat de l'associationde consommateurs se base sur 1.126 demandes de crédit effectuées en janvier dernier par ses bénévoles à travers 45 grandes enseignes, pour un achat d'une valeur supérieure à 1.000 euros.

L'association a annoncé avoir saisi la répression des fraudes (DGCCRF) pour que des contrôles soient réalisés sur les lieux de vente. Elle a, de plus, porté plainte contre Financo, Cofidis, Cetelem, Cofinoga et Sofinco, pour « non-respect de la loi Lagarde sur l'alternative au crédit renouvelable », qui oblige à proposer un crédit classique amortissable à l'emprunteur au-delà de 1.000 euros (voir ci-dessous). Pour ce même motif, cinq associations locales ont également déposé plainte contre des magasins des groupes Carrefour, But, Fly et Cora.

A première vue, pourtant, la loi Lagarde a rempli sa mission : le crédit renouvelable n'est plus en tête de gondole. Selon les enquêteurs, ce type de crédit ne leur a été proposé que dans 36,6 % des cas, contre 64 % lors d'une enquête précédente en 2009. Malgré tout, certaines mauvaises pratiques persistent.

Solvabilité vérifiée avec légèreté

Selon l'UFC-Que Choisir, dans 78 % des cas un crédit amortissable classique n'a pas été proposé au client, ce qui est aussi obligatoire à partir de 1.000 euros de crédit. Dans 70 % des cas, le « renouvelable » n'a pas été appelé par son nom comme l'impose pourtant la loi.

Toujours selon l'association, les grandes surfaces n'informent pas suffisamment les consommateurs. Dans 57 % des cas, l'enquêteur ne s'est pas vu remettre un « document récapitulatif sur le crédit ». Dans la majorité des cas, les informations se bornent à rappeler les mensualités, le montant du taux et celui des intérêts. En revanche, les possibles variations des mensualités, les possibilités de remboursements anticipés et le délai de rétractation sont plus rarement indiqués.

Autre problème repéré, la solvabilité ne semble pas bien vérifiée sur le lieu de vente. A titre d'exemple, seul un enquêteur sur trois a été interrogé sur sa situation professionnelle, et 14,8 % sur leur situation financière.

Le rôle de la carte magasin

L'UFC pointe aussi la stratégie de distribution par les magasins de leur carte de crédit maison perçue comme « cheval de Troie du crédit renouvelable ». Les clients qui ont bien reçu une offre de crédit amortissable classique se voient dans le même temps proposer une carte. Or, estime l'UFC, ces cartes permettent dans un deuxième temps, une fois le premier crédit remboursé, de proposer de nouvelles offres, potentiellement sous forme de crédit renouvelable.

L'UFC a également comparé les offres des sites internet des établissements de crédit. Et pointe ce qui s'apparente selon elle à une « violation manifeste de la loi ». Selon l'association, certains établissements ne respectent pas l'obligation d'une offre de crédit alternative au renouvelable. Selon les cas le renouvelable est rendu obligatoire jusqu'à des seuils trop élevés, ou bien l'alternative est indiquée trop discrètement sur le site.

EDOUARD LEDERER

 

Source : Les échos du 25.04.2012

AUTO - GUIDE D'ACHAT

 

 
 

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Acheter une voiture neuve

Bien négocier l'achat d'une voiture neuve

 

Deuxième poste de dépense des ménages après le logement, une voiture neuve ne s’achète pas à la légère. Une fois le modèle choisi, il reste à négocier auprès des vendeurs pour obtenir le meilleur prix.

 
ga_voiture

Si la négociation du prix d’une voiture neuve doit se faire sur des arguments tangibles, il ne faut en aucun cas chercher à obtenir la réduction la plus forte. En effet, la marge des professionnels sur la vente de véhicules neufs n’est pas extensible à l’infini. À moins d’une opération promotionnelle du constructeur, une remise de 10 à 12 % représente déjà un bon geste commercial. Attention, s’il s’agit d’un modèle très prisé comme un cabriolet, un coupé sportif ou une citadine « branchée », le vendeur ne sera pas enclin à octroyer une quelconque remise. Mais, pour réaliser une vente, les vendeurs peuvent faire d’autres gestes en offrant un accessoire ou un service. Une extension de garantie ou un contrat d’entretien sont des dépenses lourdes pour un ménage, qui représentent en général des moyens d’aide à la vente proposés aux concessions par les constructeurs. Barres de toit, système GPS, autoradio haut de gamme… de la même façon, les accessoires sont des « cadeaux » qu’octroient facilement les vendeurs, sans que cela leur coûte trop cher. En effet, les marges sur ces « à-côté » sont plus fortes et leur laissent un champ de manœuvre plus large.

Adopter une « zen attitude »

Le vendeur est souvent un fin psychologue et repère au premier coup d’œil le client pressé. Pour lui, un client impatient, c’est souvent un contrat signé. Il ne faut donc jamais laisser paraître au vendeur qu’un véhicule vous intéresse ou que l’achat est urgent. L’enthousiasme comme l’impatience à se mettre au volant limitent les possibilités de négociation. Le mieux est de ne pas se fixer sur des détails définis comme la couleur, la sellerie, une finition, l’année-modèle… Cela permet de jauger les offres de concessions concurrentes d’un même réseau et de connaître la disponibilité des véhicules. Il se trouvera toujours un vendeur pour satisfaire, au meilleur prix, un client connaissant le marché mais moins exigeant sur les conditions de choix. En effet, certains modèles aux coloris atypiques, certaines autos commandées et finalement non achetées ou encore les modèles en fin de millésime ou ceux d’un millésime précédent 1 sont des opportunités qui « encombrent » les parcs des concessions. Ces véhicules représentent une immobilisation financière ou le moyen de s’assurer d’atteindre l’objectif de vente, et les vendeurs sont souvent prêts à quelques sacrifices pour les écouler !

Attendre la bonne période

S’il n’existe plus vraiment de période plus propice à l’achat, trois mois restent assez favorables à la négociation : août, septembre et janvier. Les deux premiers car, traditionnellement, les ventes sont moins importantes. Le troisième car c’est la période des bilans et des calendriers prévisionnels pour l’année à venir. De la même façon, il peut être intéressant de guetter les opérations de remise et autres avantages client offerts par les constructeurs. Climatisation à 1 euro au printemps, porte-skis avant l’hiver, équipements de navigation ou audio-vidéo avant les grandes vacances permettent d’acquérir un véhicule neuf pour un budget plus raisonnable. Ces équipements « offerts » atteignent généralement plusieurs centaines d’euros quand ils sont achetés séparément. Connaître ces promotions évite que les vendeurs les fassent passer pour un geste commercial.

 
 

Acheter sa voiture via un mandataire

Un des filons pour obtenir un bon prix pour l’achat d’une voiture neuve demeure celui des mandataires. Ces prestataires de services proposent des voitures en provenance de différents pays européens à des prix défiant toute concurrence. En effet, au sein de l’Union européenne, d’un pays à l’autre, une même voiture neuve peut se vendre jusqu’à 30 % moins cher (la moyenne tourne aux alentours de 20 à 25 %). Si les risques sont aujourd’hui minimes, il est toutefois conseillé de passer par des mandataires renommés. Il faut savoir que, si les prix sont sans concurrence, l’inconvénient de ce mode d’achat est le choix limité de modèle et de version.

 
 

 

(1) Les années-modèles sont désormais calées sur les années calendaires

 

 

Yves Martin

Source : Que choisir.org

Compteur LINKY

compteur linky


L’UFC-Que Choisir entend court-circuiter le faux compteur intelligent

Suite à la rupture des négociations entre ERDF et la FNCCR sur la propriété des compteurs Linky, interprétée parfois à tort comme un blocage du déploiement généralisé de ce compteur dit « intelligent », et alors qu’ERDF continue sa campagne de désinformation autour des « avantages consommateurs » du dispositif, l’UFC-Que Choisir passe à l’action en saisissant le Conseil d’Etat afin qu’il annule sa généralisation et en diffusant aux consommateurs un vrai/faux sur Linky.

Si les négociations entre ERDF et la FNCCR sur la propriété du compteur avaient un enjeu en terme de financement du dispositif, il faut néanmoins rappeler que juridiquement la généralisation est actée depuis l’arrêté du 4 janvier 2012 et que les mécanismes finaux de financement sont prévus depuis le décret du 31 août 2010. Le débat actuel masque en fait le vrai problème : en l’état, le compteur Linky ne répond pas aux exigences normatives européennes et nationales, et, en conséquence, n’est pas au service des consommateurs pour une meilleure maîtrise de leur consommation énergétique et de leur budget.

Face aux exigences claires des Directives « énergie », tout récemment rappelées par la Commission européenne, et des lois nationales, l’arrêté de généralisation, cousu main pour le compteur Linky, souffre, encore et toujours, de 3 carences majeures : 

- L’absence d’évaluation probante préalable à la généralisation

La décision de généralisation a été prise bien que les objectifs assignés aux expérimentations menées en Touraine et à Lyon n'ont pas été atteints. Le planning des poses n'a pas été tenu et de nombreuses défaillances techniques ont été relevées (les compteurs sautaient un peu trop facilement et la télétransmission des données ne se faisait pas). Mais au-delà de ces difficultés techniques, l'impact sur la maîtrise de la demande énergétique n'a pas été évalué. 

- L’affichage déporté, le grand oublié

Contrairement aux exigences européennes et aux promesses du Grenelle, les compteurs communicants ne permettent pas aux consommateurs de « mieux connaître leur consommation d'énergie en temps réel et ainsi de la maîtriser ». Pour maîtriser sa consommation d'électricité, il est indispensable de disposer, dans l'espace de vie, d'informations en temps réel sur sa consommation ainsi qu'un bilan de sa consommation, c'est ce que l'on appelle l'affichage déporté.

- La privatisation de l’accès aux données essentielles de consommation

En vertu de la loi, les données de comptage relèvent d’une mission de service public incombant à ERDF. Pourtant, l’arrêté a délégué la gestion de ses données aux fournisseurs ne garantissant pas l’accès de tous à ses informations.

De même, malgré l'engagement gouvernemental, pris d'une gratuité pour les consommateurs, il faut rappeler que le décret de 2010 prévoit que les consommateurs le paieront via le TURPE (le tarif d'utilisation du réseau public d'électricité). Or, le coût de l’appareil et de son installation est particulièrement élevé (entre 120 euros et 240 euros par compteur, voire selon les récents chiffres d’EDF, de 200 à 300 euros) si l'on compare avec les exemples étrangers (80 euros en Italie, où ce dernier est financé par le fournisseur Enel).

Bref, ces compteurs sont bel et bien conçus essentiellement dans l’intérêt exclusif du gestionnaire de réseau et des fournisseurs d’énergie, et bien peu dans celui des consommateurs, en dépit des promesses. En effet, en matière de compteur, ERDF ne manque pas d’énergie pour sa communication, et mène une véritable campagne de désinformation : maîtrise de sa consommation, facturation sur la consommation réelle, etc.

Refusant que la généralisation des compteurs communicants se fasse au détriment des consommateurs, l'UFC-Que Choisir :

- A saisi le Conseil d’Etat d’un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté de généralisation du Linky afin de permettre un projet respectueux des intérêts des consommateurs censés être les principaux bénéficiaires des compteurs intelligents ;

- Met à disposition des consommateurs une fiche de décryptage sur les dix « on-dit » les plus souvent avancés sur le compteur Linky afin de rétablir la vérité sur les fonctionnalités du compteur.

 

Retrouvez notre fiche vrai/faux sur les compteurs LINKY en cliquant ici

Source UFC-Que Choisir internet du 24.04.2012

 

MAITRISER L'ACHAT D'UNE POMPE A CHALEUR

 L'Union fédérale des Consommateurs Que Choisir Rhône-Alpes a publié un "Guide d'achat d'une pompe à chaleur pour un logement existant".

Vous y trouverez toutes les informations nécessaires avant de vous engager dans la démarche d'achat d'une pompe à chaleur : Etude de déperdition thermique du logement ; achat d'une pompe à chaleur (quelle méthode pour parvenir à déjouer les pièges?) ; De quoi devrait se composer un bon devis ? ; le choix du prestataire (un élément crucial) ; la contractualisation (ses conditions, ses garanties) ; l'installation et la mise en service ; le SAV ; le traitement des litiges pendant la période de garantie.

Ce guide est également disponible auprès de notre association locale. Vous pouvez le commander en nous adressant un courrier à l'adressse suivante : UFC QUE CHOISIR EURE - 17, rue des Aérostiers - Immeuble Cambresis - 27000 EVREUX

en joignant un chèque de 3,78 € (guide : 3,00 € + 0,78 € frais d'envoi).

 

Escroquerie sur internet !

 
 
La gendarmerie met en garde contre une escroquerie sur Internet
 

Les gendarmes de Gironde ont mis en garde vendredi 13 avril contre une société qui tente d’extorquer 75 € aux particuliers en les accusant dans un courrier d’avoir pratiqué des téléchargements illégaux sur Internet.

Dans un communiqué reçu par l’Agence France-Presse, le groupement de gendarmerie départemental de Gironde raconte que jeudi, "de nombreuses personnes " d’Ambès et Ambarès, deux communes près de Bordeaux, ont reçu dans leur boîte aux lettres un courrier émanant d’une société RSTI (répression et surveillance du téléchargement illégal) qui leur affirmait qu’elles avaient pratiqué des téléchargements illégaux sur Internet. En conséquence, le courriel leur demandait de payer 75 € "dans les 72 heures sous peine d’une majoration de 10 % ".

Près de 200 personnes se sont manifesté auprès des gendarmes. Deux d’entre elles avaient déjà adressé un chèque à la société. Une enquête pour escroquerie a été ouverte. La gendarmerie a demandé aux destinataires de ces courriers de ne pas acquitter la somme demandée et de l’informer dans les meilleurs délais.

Source : La-Croix.com du 14.04.2012

 

CANALSAT - PRELEVEMENT NON OBLIGATOIRE

 

Encaisser le montant d’un abonnement par prélèvement sur le compte du client est une solution plus simple et plus économique pour le fournisseur d’un service. Les opérateurs truffent dès lors leurs conditions générales de clauses qui incitent vivement l’abonné à choisir cette solution de paiement. Mais elles sont régulièrement déclarées abusives par la justice. Nouvel exemple avec un récent jugement rendu à l’encontre de Canalsat.

À l’occasion d’un déménagement, Richard G., de Magnieu (01) s’oppose à Canalsat (groupe Canal +) à propos du règlement de son abonnement. Aucune solution amiable n’ayant été trouvée. Le consommateur saisit la juridiction de proximité de Belley (01). Selon les termes du contrat, l’abonnement peut être acquitté soit par prélèvement mensuel, soit par chèque, virement ou espèces. Mais lorsque cette dernière option est retenue, le client doit verser en une fois le montant annuel de l’abonnement.

Le résultat de la procédure est maintenant connu. Dans sa décision (1), la juge de proximité relève que les modalités de paiement instituées par Canalsat « ne peuvent qu’inciter à choisir le prélèvement mensuel sur le compte bancaire dans la mesure où l’avance consentie par le consommateur est réduite à un mois d’abonnement […] alors que pour tous les autres modes de règlement, le consommateur est contraint à avancer une année d’abonnement et ne peut donc pas interrompre le paiement de celui-ci […] en cas de manquement de la société à ses obligations ».

S’appuyant sur une « jurisprudence constante », la juridiction a par conséquent relevé le caractère abusif de cette clause. Les abonnés à Canalsat qui la contesteraient à leur tour peuvent invoquer ce jugement à l’appui de leur recours.

La décision du tribunal de Belley n’est en tout cas pas isolée. Dans le secteur de l’audiovisuel comme dans d’autres (téléphonie, électricité…), les opérateurs « incitent » souvent leurs clients à payer leur dû par voie de prélèvement, plus pratique, plus économique et plus sûr pour eux. Mais les diverses dispositions contractuelles sur lesquelles ils s’appuient sont régulièrement invalidées par la justice. Ce jugement récent en est une nouvelle illustration.

 

 

(1) Juridiction de proximité de Belley, jugement n°91-11-000061 du 19/03/12 - Richard G. c/SA Canal +.

 

 

Arnaud de Blauwe

Source : Que Choisir.org (actualité - 30/03/2012)

BULLETIN DES ADHERENTS

 Notre bulletin de Mars 2012 vient d'être mis en ligne. N'hésitez pas à le consulter (onglets documents - journal de votre association locale)... Ce bulletin est une source d'informations utiles !

Appel à candidat "Tables rondes Consommateurs" de l'Institut National de la Consommation

 

Dans le cadre de  ses études, l'INC recherche des consommateurs pour participer à des réunions à Paris portant sur l'information en matière de consommation. 

Chaque participant se verra offrir un dédommagement d'une valeur de 45 euros.

Si vous êtes disponible les jours suivants, veuillez remplir les formulaires correspondants.

 

Pour plus d'informations sur : http://www.conso.net/images_news/lettre_187.html

 

Attention aux informations personnelles demandées sur Internet!

Données personnelles

Elles n’ont pas de prix, ne les bradez pas !

Alors que la protection des données privées est devenue un sujet central et que l’Union européenne réforme la réglementation y étant relative, l’UFC-Que Choisir a lancé un site factice « Cmoinscherensemble.fr » pour mener une campagne de sensibilisation sur l’importance de la protection des données personnelles à travers le prisme des comportements des consommateurs.

Le site Cmoinscherensemble.fr offrant des réductions importantes sur de nombreux bien et services proposait aux consommateurs de s’inscrire en laissant, s’ils le souhaitaient, de nombreux renseignements sur leur comportement et celui de leur entourage (famille, collègues). Aux fins de la campagne, il n’était mentionné nulle part que le groupe derrière ce site respectait la loi informatique et libertés de 1978. Par conséquent, les internautes n’avaient aucune assurance sur l’utilisation qui serait faite de leurs données, ni sur le respect de leurs droits… Le site a été lancé le 28 mars et nous avons arrêté les compteurs samedi 31 à 20 h. Durant cette période, le site a reçu 2856 visites.

Après suppression des données aberrantes (personnes ayant rempli le questionnaire sans aucun sérieux), 1133 réponses étaient exploitables. Ce qui signifie que 39,7 % des visiteurs ont rempli au moins partiellement le questionnaire (66,2 % des réponses sont le fait d’hommes et 33,8 % de femmes). Compte tenu du caractère « intrusif » du questionnaire, ce taux est très important. L’analyse statistique permet de constater l’imprudence des internautes.

En effet, seuls 7 % des consommateurs ayant rempli le questionnaire se sont arrêtés aux questions relatives à la civilité (M., Mme et Mlle), au nom, prénom et e-mail. Les autres (93 %), à quelques exceptions près, ont rempli plus de la moitié des champs.

Compte tenu du nombre et de la nature des questions, les informations fournies permettraient un profilage très précis des consommateurs. Non seulement on sait qui ils sont (âges, goûts, habitudes de consommation) mais aussi la composition de leur foyer et leur catégorie socioprofessionnelle (CSP). Par exemple, 100 % des consommateursayant fourni un numéro de téléphone mobile, soit 36 % des consommateurs ayant renseigné ce champ, ont donné l’autorisation pour recevoir des alertes sur les bons plans de Cmoinscherensemble.fr. Pourtant, à aucun moment le site ne précisait que ces données ne seraient pas transmises à des tiers.

Ces données ont toutefois une importante valeur marchande et sont susceptibles d’intéresser des commerçants ou des organismes de financement.

Il ressort aussi de cette expérience que les consommateurs cèdent très facilement des données relatives aux autres, notamment à leur famille. Cela peut aller plus loin avec l’utilisation d’outils relatifs aux réseaux sociaux ou aux e-mails, comme ceux fournis sur le site. Nous n’avons pas contrôlé l’usage de ces outils, donc nous ne sommes pas en mesure de commenter leur utilisation. Cependant, il est important de souligner que ce type d’outils fournit des informations sur des tiers comme, par exemple, leur e-mail mais aussi l’endroit où ils travaillent, lorsqu’il s’agit d’une adresse professionnelle. Le consommateur qui utilise ces outils communique donc sans leur accord des informations sur ses contacts.

Cela peut également permettre au collecteur de connaître l’environnement des consommateurs et notamment l’identité des personnes qui partagent leur loisirs ou leurs actes de consommation.

Il est essentiel d’informer le consommateur sur le risque qui pèse sur ses données. En effet, bien que, sur le papier, la législation soit relativement protectrice (grâce à la loi informatique et liberté de 1978 et à ses améliorations régulières), elle reste dans les faits souvent mal appliquée. Les textes prévoient, par exemple, que le consommateur a le droit de demander à toute entreprise ou institution réalisant des fichiers les données qu’elle détient sur lui, mais aussi de les modifier ou de les effacer. Or, beaucoup d’entreprises refusent encore de répondre à ces demandes. Et il ne s’agit pas uniquement des groupes américains (Facebook, Google, etc.) qui se cachent derrière le fait que les données sont traitées dans leur pays d’origine et que, par conséquent, la réglementation française et européenne ne s’applique pas. En 2010, l’UFC-Que Choisir a saisi la CNIL contre plusieurs entreprises, suite à une enquête effectuée par les étudiants d’un mastère spécialisé. Ayant envoyé une demande d’accès aux données personnelles à 207 organismes privés et publics, ils n’ont reçu que 20 % de réponses satisfaisantes.

Après avoir totalement supprimé l’ensemble des données recueillies sur le site factice, l’UFC-Que Choisir alerte les consommateurs sur la nécessité d’une réelle vigilance quant à leurs données personnelles et leur rappelle quelques bons réflexes :

1)   vérifier qui est derrière chaque site Internet ;

2)   vérifier la présence des mentions légales et l’information selon laquelle la loi « Informatique et Libertés » est respectée ;

3)   vérifier la présence d’un contact pour pouvoir demander l’application de la loi quant à la liberté d’accéder, modifier et supprimer ces données personnelles.

Source: UFC Que Choisir 2/04/2012

LES PRODUCTEURS DE CAMEMBERT RECLAMENT JUSTICE

 L'association de défense de l'appellation d'origine protégée (AOP) "Camembert de Normandie" a assigné Lactalis, Bongrain et Isigny-Sainte-Mère en justice afin q'uils retirent de leurs fromages non AOP, la mention "fabriqué en Normandie".

"L''objet est de faire retirer de la vente et de faire retirer des emballages les mentions "fabriqué en Normandie" sur des camemberts qui ne sont pas des AOP," a indiqué Maîe Johanna Azincourt, l'avocate de l'association.

"Cette mention est illégale pour des non AOP," a ajouté Patrick Mercier, président de l'association. Les assignations ont été déposées au ciil devant des tribunaux de Rennes, Caen et Colmar. Sont visés, outre les trois industriels, des enseignes commercialisant en marque distributeur, des comemberts fabriqués en Normandie mais ne répondant pas à l'AOP: Intermarché, Leclerc, Monoprix, Lidl et les enseignes U.

Source : Paris-Normandie du 22 mars 2012.

 

 

Droits des voyageurs

Le 16 mars 2012 
 

 
Droits des voyageurs : La Cour de Cassation dissipe définitivement le nuage de fumées créé par les voyagistes

Deux ans après l’éruption du volcan Eyjafjöll, l’UFC-Que Choisir se félicite de l’arrêt de la Cour de Cassation du 8 mars 2012  qui a officiellement réaffirmé, en l’explicitant, le devoir  d’assistance des  voyagistes  en cas d’évènements  relevant  de  la  force  majeure.  Cet  arrêt  donne  aux  consommateurs  une  base  incontestable pour faire valoir leur droit.

Suite au nuage de cendres qui a paralysé le ciel européen, de nombreux voyageurs sont restés bloqués à
l’étranger et ont dû engager des frais d’hébergement et de transports non prévus, que plusieurs voyagistes
refusaient  de  leur  rembourser  s’abritant  derrière  la  force  majeure  pour  s’exonérer  de  toute  responsabilité. L’un d’entre eux avait assigné son agent de voyages pour obtenir le remboursement des sommes engagées et obtenu gain de cause devant le juge de proximité.

Le  voyagiste  avait  alors  formé  un  pourvoi  devant  la  Cour  de  Cassation,  arguant  que  la  force  majeure  lui permettait d’échapper à son obligation d’assistance incluant la prise en charge des frais. L’UFC-Que Choisir a  alors  accompagné  le  consommateur  et  est  intervenue  devant  la  haute  juridiction  pour  souligner  que  la force majeure ne pouvait être utilement invoquée.


Par son arrêt, la Cour rappelle officiellement à l’agent de voyage réfractaire, et à travers lui à l’ensemble de
la  profession,  que  « la  force  majeure  (…)  ne  le  dispense,  en  cas  d’inexécution  de  l’un  des  éléments essentiels  du  contrat,  de  garantir  la  prise  en  charge  du  supplément  de  prix  afférent  aux  prestations  de remplacement  que  l’article  L.  211-15  du  Code  du  Tourisme  impose  de  proposer  aux  clients  après  le départ ».


Compte tenu de la multiplication des évènements occasionnant des perturbations dans le bon déroulement des  voyages  (tremblements  de  terre,  émeutes,  neiges,  etc.)  et  des  litiges  rencontrés  à  ces  occasions,  la décision de la Cour de Cassation est salutaire pour le droit des voyageurs français. 


A l’appui de cette victoire devant la juridiction suprême, l’UFC-Que Choisir :
-  Invite  les  consommateurs  victimes  des  errements  juridiques  des  voyagistes  à  faire  valoir  leur  droit au  remboursement  pour  les  frais  supplémentaires  qu’ils  ont  engagés  en  raison  du  blocage  de l’espace aérien ;
 
-  Entend  obtenir  que  la  réglementation  européenne  sur  les  voyages  à  forfait,  prochainement  en
révision, soit aussi explicite pour éviter toute nouvelle controverse préjudiciable aux consommateurs
européens.  
 
 UFC-QUE CHOISIR 
233 boulevard Voltaire
75555 PARIS CEDEX 11
Tel : 01.43.48.55.48
Fax : 01.43.48.44.35

EAU : La Ressource en Péril !

 

La qualité de la ressource en eau, rivières et nappes souterraines, ne cesse de se dégrader. Premiers coupables, les polluants agricoles. Un échec cuisant pour l’État et les agences de l’eau.

D’après un sondage effectué à l’automne dernier à la demande du ministère de l’Écologie et des agences de l’eau, 52 % des Français se disent fortement préoccupés par la qualité de l’eau potable, 29 % par celle des res­sources en eau. Mauvaise pioche, car s’il y a de vraies bonnes raisons de s’alarmer, c’est beaucoup plus pour l’état des rivières et des nappes souterraines que pour l’eau potable. Si les pesti­cides posent peu de problèmes au robinet, ils sont devenus omniprésents dans la ressource. 91 % des cours d’eau et 70 % des eaux souterraines sont touchés, c’est le constat préoccupant dressé par le Commissariat général au développement durable pour les années 2007 à 2009.

Trop de pesticides et de nitrates

En tête des contaminations, les zones de grandes cultures, avec une pollution qui se généralise. Et pour l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, qui vient de publier son rapport 2010 sur la qualité des eaux après avoir effectué 3 millions d’analyses, l’ennemi numéro un, ce sont les pesticides. Six substances interdites ont même été retrouvées dans 60 % des rivières, ce qui prouve un usage illicite en grande quantité. Le glyphosate, un herbicide massivement utilisé, devient le premier polluant. On le détecte à des concentrations parfois très élevées, jusqu’à 150 fois supérieures à la limite fixée pour l’eau potable !

Quant aux nitrates, ils sont sur la sellette depuis longtemps. La première directive européenne visant à combattre cette pollution est sortie en 1975, la seconde, qui portait spécifiquement sur la lutte contre les nitrates d’origine agricole, en 1991. Ce n’est pas le temps qui a manqué pour s’y attaquer. D’ailleurs, la France a multiplié les contrats de rivières, les plans, les programmes d’action, les circulaires, les décrets, et englouti beaucoup d’argent. Le tout sans aucun résultat. La dégradation de la qualité des eaux n’a jamais cessé, la moitié du territoire est classée en zones vulnérables nitrates, 74 départements et 55 % de la surface agricole utile sont concernés, et c’est encore insuffisant. La Commission européenne exige leur extension à dix zones supplémentaires, tant dans les bassins Adour-Garonne, Loire-Bretagne, Rhône-Méditerranée que Rhin-Meuse.
Une situation inquiétante alors que la directive européenne sur l’eau adoptée en 2000 impose un objectif de « bon état écologique » de la ressource dès 2015… c’est-à-dire bientôt.

Sombre état des lieux

Pour répondre à cet enjeu, les six agences de l’eau qui se partagent le territoire ont effectué des états des lieux. Mis à jour en 2010, le tableau n’est pas brillant. Sur le plan national, seuls 40 % des cours d’eau et la moitié des nappes souterraines affichent un bon état.

Dans le bassin Seine-Normandie, qui englobe 29 départements et 18 millions d’habitants, c’est bien pire. 22 % des cours d’eau et 25 % des nappes atteignent ce bon état. « L’état des eaux souterraines reste très préoccupant vis-à-vis des pollutions diffuses par les nitrates et les pesticides d’origine majoritairement agricoles », reconnaît l’agence. Plus inquiétant, « des tendances à la hausse des concentrations en nitrates sont constatées pour 39 masses d’eau », sur un total de 60. En cause, les apports très excédentaires d’azote en Champagne-Ardenne, région de grandes cultures.

En Loire-Bretagne (36 départements et 12 millions d’habitants), c’est un peu moins catastrophique, avec 30 % des cours d’eau en bon état écologique. « Les deux premières causes de dégradation sont l’eutrophisation et les altérations morphologiques, commente l’agence. Le phosphore reste très pénalisant en dépit des progrès et, concernant les nitrates, on note une petite amélioration sur la Bretagne, qui demeure très contaminée, et une dégradation qui s’accentue sur les plaines sédimentaires ou qui s’amorce sur des secteurs de reliefs jusque-là préservés. » 50 % des nappes sont polluées. En cause, les nitrates et les pesticides. Et des apports excédentaires en azote dans le Centre, région de grandes cultures, et en Bretagne en raison de l’élevage intensif.

En Adour-Garonne (26 départements et 7 millions d’habitants), on affiche 40 % des cours d’eau et 43 % des nappes en bon état. Pas fameux non plus. Les problèmes sont surtout liés à l’agriculture. Prélèvements trop importants, en grande partie dus à l’irrigation, pour les nappes profondes, fortes teneurs en nitrates et pesticides pour les nappes en lien direct avec un cours d’eau.

C’est dans le bassin Rhône-Méditerranée-Corse (25 départements et 14 millions d’habitants) que ça va le moins mal. 50 % de cours d’eau et 84 % des nappes atteignent le bon état.

Dans les petits bassins de l’Est et du Nord, 8 dé­partements et 4 millions d’habitants pour Rhin-Meuse, 5 départements et 4,7 millions d’habitants pour Artois-Picardie, la situation apparaît contrastée. En Rhin-Meuse, 48 % des cours d’eau et 54 % des nappes sont classés en bon état écologique. Le défi majeur à relever, note l’agence, concerne les substances toxiques, notamment les pesticides « dont la dispersion et la rémanence dans les milieux aquatiques sont une source d’inquiétude ». En Artois-Picardie, c’est seulement 25 % de cours d’eau en bon état écologique, et pas plus de 30 % de nappes. « Nous progressons sur les paramètres traditionnels, nous savons traiter les pollutions ponctuelles, celles des collectivités locales, des industriels et des élevages, explique Olivier Thibault, le directeur général de l’agence. L’enjeu, aujourd’hui, ce sont les pollutions diffuses. Les nitrates et les pesticides constituent la première cause de dégradation de la qualité. »

Manque de volonté politique

Un état des lieux très préoccupant et accablant pour les pratiques agricoles. Cette situation paraît d’autant plus incompréhensible que la politique de l’eau coûte cher. Chaque année, les agences de l’eau y consacrent 2 milliards d’euros en appliquant le principe du pollué-payeur, puisque les factures d’eau des consommateurs y contribuent à 90 % ! Que Choisir avait dénoncé cette anomalie dès 2007. En 2010, la Cour des comptes s’est à son tour penchée sur la politique de l’eau. Son expertise est sévère. « Si les rejets domestiques et industriels commencent à être correctement traités, il n’en va pas de même des pollutions diffuses agricoles. » La Cour impute ces résultats décevants à « une insuffisante volonté de l’État de remettre en cause des pratiques agricoles basées sur le productivisme et le choix d’une agriculture intensive ». Critiquées également, les agences de l’eau, qui « s’apparentent plus à des banques mutualistes qu’à des instruments d’une politique nationale soumise à des obligations de résultats ». Conclusion de la Cour des comptes : « La directive-cadre sur l’eau exige une action rapide et massive. Les redevances devraient être plus en rapport avec le coût de la dépollution, et l’État doit durcir l’encadrement réglementaire des pratiques agricoles. »

Nous sommes en 2012, le bon état de la ressource en eau s’impose en 2015, mais pour l’instant rien n’a encore vraiment changé. Les mesures s’empilent, sans résultats.



 

 

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