Dossier: La journée de la femme

A l'occasion de la journée de la femme qui se déroulera le 8 mars prochain, la rédaction d'eureasso a décidé de faire un dossier complet sur la place de la femme dans le monde d'aujourd'hui, les évolutions dans cette lutte contre le sexisme, ainsi que les discriminations toujours existantes.

 Ce dossier sera agrémenté d'entretiens, de statistiques et de différents points de vue.

Si vous avez des propositions à nous faire partager, des suggestions à nous proposer, elles sont les bienvenues. Il suffit de prendre contact avec nous :

Romain Legarff 
Romain.legarff@eureasso.net
Tél : 07 82 46 19 27

Philippe Thillay :
pthillay@eureasso.net
Tél : 06 80 11 90 89

Vous pouvez aussi retrouver le dossier complet en PDF, regroupant tout les articles concernant "La journée de la femme"publié récemment sur Eureasso 
En cliquant ici


20 ans de progrès

Le ministère des droits des femmes a publié, il y a quelques temps, un document montrant les progrès fait sur la parité des hommes et des femmes.

Pour acceder au document cliquez ici


Les femmes dans le milieu du travail

Ce document est  disponible en version imprimable

En cliquant ici

Vous pouvez aussi retrouver le dossier complet en PDF, regroupant tout les articles concernant "La journée de la femme"publié récemment sur Eureasso

Depuis plusieurs années, il existe diverses sortes de discrimination : l'âge, l'origine, l'apparence physique, les mœurs,l'orientation sexuelle, à l'état de santé, le handicap, et cela peu importe que l'on soit un homme ou une femme.
Si nous nous occupons plus des discriminations pour ce qui concerne la femme nous trouverons la maternité ou les gardes d'enfant, car après la grossesse et un congé maternité, l'absence de l'employée pourra causer un problème. Ou encore l'employeur fera peut-être aussi attention si la femme a un enfant, car elle pourra être en retard, ou être absente car son enfant sera malade. C'est un peu pourquoi les femmes travaillent le plus souvent à temps partiel (environ 80% des emplois).

Les femmes restent bien plus touchés par le chômage, elles sont pratiquement 50% des moins de 30 ans à être au chômage. Et elles sont aussi touchées par des inégalités de salaires, les femmes gagneraient moins que les hommes, environ 20% pour un poste équivalente, et une expérience équivalente.

Et aussi la répartition des femmes et des hommes par métier, principalement à cause de la fonction, du secteur, et de la durée de travail, il y a très peu de femme ouvrière, Moins de 2 dirigeants sur 10 sont des femmes, et environ 30% des femmes travaillent à temps partiel, ce qui explique des inégalités de salaires. Elles sont en général 5 fois plus souvent en temps partiel, donc il parait logique que leur revenu soit inférieur aux hommes qui eux sont moins en temps partiel.

On retrouve aussi les femmes sur des postes dit « féminins », comme l'éducation, l'action sociale, et la santé, et bien sur elles sont moins présentes sur des postes dit « masculins » comme l'industrie. Est-ce que ces inégalités résultent des choix fait au cours de la scolarité ? Est-ce que l'on oriente plus une femme à se spécialiser dans l'un de ces secteurs ?

Une étude a été faite ou des entreprises se sont engagées à réduire les inégalités au sein de leurs locaux. Fin 2009, 15 patrons s'étaient engagés avec Madame figaro pour faire progresser l'égalité professionnelle hommes-femmes. En 2010, le magazine avait publié les mesures prises que voici ci-dessous :

Ces documents nous montrent, malgré la célébration de la journée de la femme, que les femmes restent soumises, au quotidien, à plus de discriminations, à la précarité, ou encore au chômage, plus que les hommes en tout cas. Et il ne faut pas oublier que des écarts entre les rémunérations des hommes et des femmes persistent toujours, les femmes essayent de s'affirmer mais cela reste difficile.

Crédit photo: Intel Free Press 


Les femmes dans le milieu associatif

Ce document est  disponible en version imprimable

En cliquant ici

Vous pouvez aussi retrouver le dossier complet en PDF, regroupant tout les articles concernant "La journée de la femme"publié récemment sur Eureasso

 

Le combat pour la parité se mène dans tous les secteurs, et le secteur associatif n'est pas exempté, on peut voir que beaucoup de dirigeants associatifs sont encore des hommes. Le Monde associatif ne doit pas avoir peur du futur, celui-ci reste ancré dans notre société, et il doit évoluer en même temps que celle-ci.

 Il apparaît tout de même qu'à mêmes durée du travail, formation, expérience et qualification professionnelle, région et secteur d'activité et poste de travail, les salaires masculins restent supérieurs d'environ 10% aux salaires féminins.

On a beau dire que les femmes ont accès a toutes les fonctions ou aux mêmes secteurs par rapport aux hommes mais il faut être réaliste cela reste différent.

En 2013, il y avait environ 12 millions de bénévoles dans les associations, et 51% des bénévoles étaient des femmes et 70% étaient des salariés étaient des femmes.

On peut alors se poser quelques questions :

-  Est-ce que les femmes sont moins sollicitées que les hommes ?

-  Est-ce qu'elles ont autant de responsabilités ?

-  Ne souhaitent-elles pas être plus engagés ?

Depuis 1999, L'emploi associatif a augmenté 2,5 fois plus vite que l'ensemble de l'économie, c'est ce qui montre qu'il fait partie u dynamisme culturel, et qu'il est devenu un secteur employeurs dominants, bien devant la plupart des secteurs industriels, juste derrière l'artisanat.

Malgré 68% des emplois féminins il reste des disparités, par exemple dans le domaine sportif, l'emploi est principalement masculin et dans le secteur social on retrouve plus d'emploi féminin.

Lorsque l'on compare l'engagement associatif des hommes et des femmes, Se sont les hommes que l'o retrouve le plus, mais les femmes, elles, donnent plus de temps en dehors du temps association.

-  40% des Français font partie d'une association avec seulement 34% de femmes

-  13% se disent impliqués, c'est-à-dire qui y consacrent 5h de leur temps par moi et qui se présentent aux assemblées générales, avec seulement 8% des femmes.

-  26% s'impliquent de façon ordinaire, avec 26% des femmes.

Et pour finir, lorsque l'on parle du milieu associatif, les personnes questionnés, peu importe leur sexe, pense en général à la même chose. 

Crédit Photo : Gisella Klein

 

 

 


Comment communiquer ?

Pour en finir avec les stéréotypes voici un guide de bonnes pratiques pour ce qui est de la communication.

Vous pouvez le trouver en cliquant ici 

Source: Déléguée régionale aux droits des femmes de l'Eure

Crédit photo : Sascha Kohlmann 


Pourquoi Existe-t-il encore une Journée de la Femme ?

Ce document est  disponible en version imprimable

En cliquant ici

Vous pouvez aussi retrouver le dossier complet en PDF, regroupant tout les articles concernant "La journée de la femme"publié récemment sur Eureasso

 

Cela fait maintenant plus d'une centaine d'années que nous célébrons cette journée, au début les objectifs étaient claire : les droits de la femme, mais maintenant est ce que cet objectif reste le même ou il a évolué en même temps que notre société ?

De nos jours, cette journée est devenue quelque chose de symbolique. Son but premier est de montrer qu'il existe encore des inégalités homme/femme, et donc cette journée permet de revendiquer cette égalité, mais aussi de réfléchir sur la condition de la femme dans la société. Le plus souvent, lors de cette journée on retrouve des associations de femme ou des groupes manifestant pour améliorer la situation des femmes, et montrer leur revendication.

On peut aussi remarque que la journée internationale de la femme et décrétée comme « Jour férié » dans certains pays comme en Colombie, au Laos, ou en Russie.

Tous les ans, à l'échelle mondiale, la journée de la femme aborde un thème précis, celui-ci étant fixé par l'Onu, ils abordent un éventail de sujet au fil des années, comme par exemple en 2011 le thème était l'égalité d'accès à l'éducation à la formation, et aux sciences et technologies, en 2012, « Autonomiser les femmes rurales. Eradiquer la faim et la pauvreté. », Et en 2013, « Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l'action pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes », en 2014, le thème était « L'égalité pour les femmes, c'est le progrès pour tous et toutes ». Pour 2015, le thème est l'anniversaire des 20 ans de la conférence de Pékin, cela sera l'occasion de redéfinir des objectifs pour les 10 ans à venir.

Crédit Photo: JD Hancock


L'évolution des droits de la femme

Ce document est  disponible en version imprimable

En cliquant ici

Vous pouvez aussi retrouver le dossier complet en PDF, regroupant tout les articles concernant "La journée de la femme"publié récemment sur Eureasso

 

 

A l'occasion de la Journée des droits internationaux de la Femme, le 8 Mars, nous revenons sur quelques dates.


C'est en 1791, que la « déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » a été rédigée par Olympe de Gouges.


« Le Mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari » (Code Civil- 1804)


L'école devient obligatoire pour les filles dans les communes de 800 habitants, en 1850, c'est ce qu'on appelle la loi Falloux.


En 1876, le « droit des femmes » est fondé, avec le premier groupement suffragiste par Hubertine Auclert.


En 1903, Marie Curie reçoit le prix Nobel de Physique.


Création d'un baccalauréat unique en 1924, de plus les programmes scolaires masculins et féminins ont été uniformisés.


En 1944, Le droit de vote et d'éligibilité pour les femmes.


En 1965, une loi réformant les régimes matrimoniaux a été établie, celle-ci autorise les femmes à ouvrir un compte bancaire en leurs noms personnels et à exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.


La contraception a été autorisée en 1967, avec la loi Neuwirth.


« A Travail égal, salaire égal » 1972


Le premier refuge pour « femmes battues » a été ouvert en 1975, le centre Flor Tristan. Mais aussi, la même année la loi Veil autorisant et encadrant l'interruption Volontaire de Grossesse.


En 1976, tout es établissements scolaires publics deviennent mixte.


La première femme élue à l'académie française fut Marguerite Yourcenar en 1980. Et l'année d'après, Yvette Roudy fut la première ministre de d'Etat.


En 1983, Le principe de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes par la loi Roudy s'affirme.


Le congé parental s'ouvre aux deux parents en 1984.


En 1992, le harcèlement sexuel dans les relations de travail est sanctionné.


En 2000, la première loi sur la parité politique est promulguée. Mais aussi une mise en œuvre d'une politique globale d'égalité des chances dans le système éducatif.


En 2002, il y a eu la création de la consécration légale de l'autorité parentale conjointe et de la garde alternée, mais aussi la possibilité pour l'enfant de porter le nom de ses deux parents. Puis la création du congé de paternité.


En 2006, est apparue la loi relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes.


« L'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales. » (2008-Constitution)



Crédit photo : Blandine Le cain
Source : ONISEP- Délégation aux droits des femmes


De Harry Potter à l'ONU : He For She

Ce document est  disponible en version imprimable

En cliquant ici

Vous pouvez aussi retrouver le dossier complet en PDF, regroupant tout les articles concernant "La journée de la femme"publié récemment sur Eureasso

 

Le 20 septembre 2014, s'est déroulé le discours de l'Ambassadrice de bonne volonté d'ONU Femmes, Emma Watson, à New York, dans le cadre de la campagne « HeForShe »

Voici le discours traduit en francais :

 « Je m'adresse à vous en ce jour, car j'ai besoin de votre aide. Nous souhaitons mettre fin aux inégalités entre les sexes, et pour y parvenir, l'implication de tous est indispensable.

Il s'agit de la première campagne de ce genre menée par l'ONU : nous souhaitons mobiliser autant d'hommes et de garçons que possible pour qu'ils militent pour l'égalité des sexes. Mais au-delà des discours, nous voulons obtenir des résultats tangibles.

J'ai été nommée il y a six mois et depuis, plus je parle de féminisme, plus je réalise que la lutte pour les droits des femmes est trop souvent associée à la haine des hommes. S'il y a bien une chose dont je suis certaine, c'est que cela doit cesser.

Pour mémoire, le féminisme se définit comme « la conviction que les hommes et les femmes doivent jouir des mêmes droits et des mêmes chances. C'est cela la théorie politique, économique et sociale de l'égalité des sexes ».

J'ai commencé à m'interroger sur les préjugés liés au genre à l'âge de huit ans, lorsque j'ai eu du mal à comprendre pourquoi on me qualifiait d'« autoritaire » pour le simple fait de vouloir mettre en scène les pièces que nous allions jouer devant nos parents, ce que l'on ne reprochait pas aux garçons.  

Lorsqu'à 14 ans, certains journaux ont commencé à me sexualiser

Lorsqu'à 15 ans, mes amies ont abandonné leurs équipes de sport parce qu'elles ne voulaient pas paraître « trop musclées ».

Et lorsqu'à 18 ans, j'ai réalisé que mes copains étaient incapables d'exprimer leurs sentiments ;

Je me suis dit que j'étais féministe et cela m'a paru tout naturel. Mais mes récentes recherches m'ont montré à quel point le féminisme est devenu impopulaire.

Apparemment, je fais partie de ces femmes aux propos jugés trop forts, trop agressifs, trop ségrégateurs, anti-hommes et peu séduisants.

Pourquoi ce mot suscite-t-il un tel malaise ?

Je suis originaire de Grande-Bretagne et je pense qu'il est normal qu'en tant que femme, je sois payée autant que mes homologues masculins. Je pense qu'il est normal que je puisse disposer de mon propre corps comme bon me semble. Je trouve normal que des femmes participent à la politique et aux prises de décision de mon pays pour me représenter. Je trouve normal que la société m'accorde le même respect que les hommes.

Mais je constate avec regret qu'il n'y a pas un pays au monde où toutes les femmes sont assurées de bénéficier de ces droits.

Aucun pays dans le monde ne peut aujourd'hui se prévaloir d'être parvenu à instaurer l'égalité entre les hommes et les femmes.

Ces droits sont, à mon sens, des droits fondamentaux de l'humain. Mais je fais partie de celles qui ont de la chance. Je suis une grande privilégiée, car mes parents ne m'ont pas moins aimée parce que j'étais une fille. Mon école ne m'a pas imposé de limites parce que j'étais une fille. Mes tuteurs ne sont pas partis du principe que j'irais moins loin parce que j'étais susceptible d'avoir un jour des enfants. Toutes ces personnes ont été les ambassadrices/eurs de l'égalité des sexes qui ont fait de moi celle que je suis aujourd'hui. Elles et ils ne le savent peut-être pas, mais elles et ils sont les féministes involontaires qui sont en train de changer le monde d'aujourd'hui.. Et nous avons besoin de plus de gens comme ça.

Et si vous n'aimez toujours pas ce mot, sachez qu'il importe moins que les idées et les aspirations qu'il renferme. Parce que toutes les femmes n'ont pas eu les mêmes droits que moi. En effet, statistiquement, rares sont celles qui en ont bénéficié.

En 1995, Hilary Clinton a prononcé un discours mémorable à Beijing sur les droits des femmes. Bon nombre des propositions qu'elle a formulées sont hélas restées lettre morte.

Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est que les hommes ne représentaient que 30 pour cent de son auditoire. Comment pouvons-nous espérer changer le monde quand la moitié de la population n'est pas invitée ou n'a pas le sentiment d'être la bienvenue pour prendre part au débat ?

Messieurs, j'aimerais profiter de cette opportunité pour vous inviter formellement. L'égalité des sexes est aussi votre problème.

Parce que, jusqu'à présent, la société a considéré que mon père avait un rôle moins important à jouer dans mon éducation que ma mère, alors que j'avais besoin de lui tout autant.

J'ai vu des jeunes hommes qui souffraient de troubles psychiatriques, mais qui ne demandaient pas d'aide, par crainte d'avoir l'air moins « viril ». Au Royaume-Uni, le suicide est la principale cause de mortalité chez les hommes de 20 à 49 ans, devant les accidents de la route, le cancer et les maladies cardiovasculaires. J'ai vu des hommes fragilisés et peu sûrs d'eux essayer de se conformer à ce qu'ils pensaient être le succès au masculin. Les hommes souffrent également de l'inégalité des sexes.

Nous parlons peu des hommes qui sont prisonniers de stéréotypes liés au genre, mais je sais qu'il y en a, et que le jour où ils parviendront à s'en libérer, la situation des femmes s'en verra spontanément améliorée.

Si les hommes n'ont plus besoin d'être agressifs pour se faire accepter, les femmes ne se sentiront plus obligées d'être soumises. Si les hommes n'ont plus besoin de dominer, les femmes n'auront alors pas à être dominées.

Les hommes, au même titre que les femmes, ont le droit d'être sensibles. Les hommes, tout comme les femmes, devraient se sentir libres d'être forts… Il est grand temps que nous appréhendions l'égalité comme un spectre, au lieu d'y voir deux idéaux distincts et opposés.

Si nous arrêtons de définir les autres en fonction de ce qu'ils ne sont pas et si nous cherchons plutôt à nous définir par ce que nous sommes, cela nous rendra plus libres, et c'est précisément la raison d'être de HeForShe, à savoir, la liberté.

Je veux que les hommes relèvent ce défi, afin que leurs filles, leurs sœurs et leurs mères n'aient pas à subir un quelconque préjudice, mais aussi pour que leurs fils puissent se montrer vulnérables et humains, en reprenant possession de ces parties d'eux-mêmes qu'ils avaient mis de côté, afin de parvenir à une version plus vraie et plus complète d'eux-mêmes.

Vous vous demandez peut-être : que fait cette fille de Harry Potter sur la scène des Nations Unies ? C'est une bonne question, et croyez-moi, je me la suis posée. J'ignore si je suis qualifiée pour être ici. Tout ce que je sais, c'est que ce problème me tient à cœur et que je souhaite apporter ma contribution pour faire bouger les choses.

Compte tenu de ce que j'ai vu, et étant donné que l'on m'en donne l'opportunité, il est de mon devoir de ne pas rester silencieuse. L'homme d'État anglais Edmund Burke a dit : « Pour que le mal triomphe, seule suffit l'inactivité des hommes de bien ».

Lorsque j'ai éprouvé du trac pour prononcer ce discours et dans mes moments de doute, je me suis répétée avec fermeté : si je ne le fais pas, qui le fera ? Si je ne le fais pas maintenant, alors quand ? Si le doute s'empare de vous quand une occasion similaire s'offre à vous, j'espère que ces mots vous seront utiles.

Parce qu'en fait, si nous n'agissons pas, il faudra attendre 75 ans, ou peut-être mon 100e anniversaire, avant que les femmes puissent prétendre au même salaire que les hommes, à travail égal. Au cours des 16 années à venir, 15,5 millions de filles seront mariées alors qu'elles ne seront encore que des enfants. Et au rythme actuel, toutes les filles africaines issues de milieux ruraux ne recevront une éducation secondaire qu'en 2086.

Si vous croyez à l'égalité des sexes, vous êtes peut-être l'un ou l'une de ces féministes qui s'ignorent, auxquels je faisais référence il y a quelques instants. Et pour cela, je vous applaudis.

Nous luttons pour un monde uni et nous avons la chance d'avoir un mouvement unificateur. Ce mouvement s'appelle HeForShe. Je vous invite à vous manifester, à faire entendre vos idées, à être le « lui » pour « elle » et à vous demander : si je ne le fais pas, qui le fera ? Si je ne le fais pas maintenant, alors quand ?

Je vous remercie de votre attention. »

Crédit Photo : Vanidades